Qui est le Saint-Esprit ?

Derek Prince
Published: 2019
Last Updated: November 2026
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Le Saint-Esprit est pleinement Dieu, distinct au sein de la Trinité et actif dans toute l’œuvre de rédemption de Dieu. Derek Prince retrace dans l’Écriture sa présence divine et personnelle, depuis la création et le ministère de Jésus jusqu’à la Pentecôte.
La Bible est la révélation inspirée de Dieu qui nous a été donnée pour que nous puissions mieux le connaître. Mais comment pouvons-nous le connaître ? Il est éternel, immortel, invisible.
En raison du caractère unique et incomparable de Dieu, qui est « tout autre » que nous, il peut sembler hors de notre portée de le comprendre — et particulièrement de comprendre son Saint-Esprit. Mais, comme nous le verrons dans cette série de lettres d’enseignement « Qui est le Saint-Esprit ? », Dieu désire que nous le connaissions. Même face à son caractère « tout autre », nous pouvons connaître Dieu plus pleinement.
Mon objectif dans cette lettre — et dans celles qui suivront — est de vous aider à comprendre qui est le Saint-Esprit, afin que vous puissiez grandir dans votre relation personnelle avec cette mystérieuse troisième personne de la Trinité. Mon espoir est que votre vie soit marquée par la présence toujours croissante du Saint-Esprit.
Trois personnes distinctes
Pour comprendre qui est le Saint-Esprit, commençons par poser un fondement biblique concernant la Trinité. Cela implique deux notions : « unicité » et « pluralité » — c’est-à-dire « plus d’un ».
En Dieu se combinent éternellement à la fois l’unicité et la pluralité. Nous sommes confrontés à ce mystère dès le premier verset de la Bible : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. » (Genèse 1:1) Dans la langue originale, l’hébreu, Élohim, le mot pour « Dieu », est au pluriel, mais le verbe bara (« créa ») est au singulier. En d’autres termes, les tout premiers mots de la Bible établissent que l’unicité et la pluralité se combinent en Dieu lui-même.
En Genèse 1:26, nous sommes confrontés à nouveau à un singulier et à un pluriel employés ensemble lorsqu’il est question de Dieu :
« Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance… »
Le verbe « dit » est au singulier. En revanche, « faisons » et « notre » renvoient au pluriel.
Cette combinaison du singulier et du pluriel lorsqu’il est question de Dieu se retrouve dans d’autres passages de l’Écriture. Le prophète Ésaïe eut une vision du Seigneur sur son trône et il l’entendit dire : « Qui enverrai-je et qui marchera pour nous ? » (Ésaïe 6:8) Le pronom « je » indique qu’une seule personne parle, mais le pronom « nous » indique qu’il parle au nom de plusieurs personnes.
Lorsque l’on avance dans la révélation de l’Écriture, trois personnes distinctes se précisent, chacune étant Dieu : Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l’Esprit. Des trois, la première personne mentionnée individuellement dans l’Écriture est l’Esprit : « Et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. » (Genèse 1:2)
La parabole de la lumière
Nous ne pouvons pas « expliquer » Dieu, mais dans le monde qu’il a créé, il nous fournit diverses « paraboles » qui nous révèlent sa nature. L’une d’elles est la lumière. La lumière fait partie de la vie de tous les jours et nous n’y prêtons guère attention. Pourtant, dans ce phénomène unique, nous discernons aussi la pluralité — reflet de celle de la nature même de Dieu — sous au moins deux formes.
La lumière est réfractée dans les trois couleurs primaires : le bleu, le jaune et le rouge. Dans l’arc-en-ciel, la lumière apparaît en sept couleurs : le violet, l’indigo, le bleu, le vert, le jaune, l’orange et le rouge. Ainsi, dans l’unicité de la lumière, on trouve à la fois les trois couleurs primaires et les sept couleurs de l’arc-en-ciel.
Dans toute l’Écriture, sept est le nombre particulièrement associé à l’Esprit saint. L’Apocalypse de Jean (4:5) parle des sept Esprits de Dieu. Dans Ésaïe 11:1-2, le prophète annonce comment le Saint-Esprit mettra Jésus à part en tant que Messie (l’Oint). Il dresse une liste de sept aspects distincts de l’Esprit saint : l’Esprit du Seigneur (l’Esprit qui parle à la première personne en tant que Dieu) ; l’Esprit de sagesse ; l’Esprit d’intelligence ; l’Esprit de conseil ; l’Esprit de vaillance ; l’Esprit de connaissance ; l’Esprit de crainte de l’Éternel.
Dans Actes 13:2, le Saint-Esprit est présenté comme étant Dieu lui-même. S’adressant aux responsables de l’église d’Antioche, le Saint-Esprit dit : « Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » On voit clairement l’Esprit saint parler ici à la première personne en tant que Dieu.
Une découverte étonnante
Peut-être que la suprême révélation de la grâce de Dieu réside dans la rédemption de l’humanité déchue par le sacrifice de Jésus. En étudiant les détails de cette rédemption, j’ai fait une découverte étonnante : à chaque étape, chaque personne de la divinité a joué un rôle unique et distinct.
- La conception de Jésus. Dieu le Père a fait en sorte que Jésus soit conçu dans le sein de Marie par le Saint-Esprit. (Luc 1:35)
- Le début du ministère de Jésus. Lorsque Jésus se soumit au baptême de Jean, le Saint-Esprit descendit sur lui sous la forme d’une colombe et le Père le reconnut comme son Fils. (Luc 3:21-22)
- La poursuite du ministère de Jésus. Pierre le résume ainsi dans Actes 10:38 : « Dieu [le Père] a oint d’Esprit Saint et de puissance Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient sous l’oppression du diable… » (Colombe ; précision entre crochets de Derek Prince)
- Le sacrifice de Jésus sur la croix. « Christ… par l’Esprit éternel [c’est-à-dire le Saint-Esprit] s’est offert lui-même sans tache à Dieu [le Père]… » (Hébreux 9:14, Colombe ; précisions entre crochets de Derek Prince)
- La résurrection de Jésus. Dieu le Père a ressuscité Jésus par la puissance du Saint-Esprit. (Romains 1:4 et 8:11)
- La Pentecôte. Élevé à la droite de Dieu le Père, Jésus a reçu de lui le don du Saint-Esprit et il l’a répandu sur ses disciples qui l’attendaient. (Actes 2:33)
À chaque étape de la rédemption, le Saint-Esprit a joué son propre rôle, vital et distinct. C’est à juste titre qu’il est appelé à la fois « l’Esprit de grâce » et « l’Esprit de gloire » — la grâce qui mène à la gloire. (Hébreux 10:29 ; 1 Pierre 4:14)
Un autre attribut mystérieux
Un autre fait singulier concernant le Saint-Esprit met à l’épreuve notre capacité de compréhension : l’Esprit est à la fois personnel et impersonnel — il est désigné à la fois par un pronom masculin et par un pronom neutre !
Pour comprendre cette vérité remarquable, il nous faut une brève explication du grec, la langue dans laquelle le Nouveau Testament nous est parvenu. Le grec a trois genres : masculin, féminin et neutre — que l’anglais distingue par he, she et it. Grammaticalement, le nom grec pour « esprit », pneuma, est neutre. Le pronom correspondant devrait donc lui aussi être neutre, soit l’équivalent de l’anglais it. Pourtant, on désigne le Saint-Esprit aussi bien au masculin qu’au neutre, mais jamais au féminin. Dans Jean 16:13, par exemple, les règles de la grammaire grecque sont délibérément mises de côté pour souligner que le Saint-Esprit est désigné à la fois au masculin et au neutre : « Quand il sera venu, lui, l’Esprit de vérité… » (Colombe)
Tout comme le grec, le français utilise les articles définis « le, la, les ». Certaines autres langues, comme le latin ou le russe, n’ont pas d’article correspondant. Dans le Nouveau Testament grec, l’expression « Saint-Esprit » est parfois précédée de l’article défini, correspondant ici au français « le ». Mais — et c’est très important — elle apparaît parfois sans cet article. En français, cela correspondrait à la différence entre « le Saint-Esprit » et « Saint-Esprit ».
À l’oreille française, l’expression « Saint-Esprit » sans article paraît incomplète. C’est pourquoi les traductions françaises insèrent normalement l’article « le », même lorsqu’il n’apparaît pas dans le texte grec original. C’est seulement en consultant le texte grec que l’on peut déterminer si l’article est réellement présent.
Une distinction essentielle
À première vue, cela peut ne pas sembler très important. Pourtant, par mon étude du Nouveau Testament en grec, je suis parvenu à la conclusion que la présence ou l’absence de l’article « le » précédant « Saint-Esprit » marque une distinction essentielle. Lorsqu’il n’est pas précédé de l’article, il désigne quelque chose d’impersonnel : la vie, une puissance, une force, une présence, une influence. Mais lorsqu’il est précédé de l’article, il est décrit en tant que personne.
Considérez maintenant l’exemple suivant. Une marque particulièrement distinctive de la personnalité est la capacité de parler. À la Pentecôte, lorsque le Saint-Esprit est descendu des cieux, il s’est exprimé en d’autres langues par la bouche des disciples. Il montrait ainsi qu’il était venu, en tant que personne, pour habiter sur terre. Il est maintenant le représentant permanent et personnel de la Trinité divine résidant sur terre.
Dès lors, chaque fois que le Saint-Esprit vient habiter, en tant que personne, dans le corps d’un croyant, il convient qu’il manifeste sa présence en parlant par la bouche de ce croyant dans une langue nouvelle donnée surnaturellement. Au fond, il affirme : « Maintenant tu sais que je suis ici en tant que personne pour habiter dans ton corps. »
Pour cette raison, dans 1 Corinthiens 6:19, dans la version originale grecque, Paul place l’article défini « le » devant « Saint-Esprit » :
« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit ? »
Paul souligne que le fait de parler en langues n’est pas simplement une brève expérience surnaturelle. C’est aussi un signe donné par Dieu : le Saint-Esprit, en tant que personne, est venu habiter dans le corps du croyant et en a fait un temple saint. D’autre part, lorsque des personnes sont baptisées dans le Saint-Esprit ou remplies du Saint-Esprit, l’article défini est généralement omis. Cela indiquerait que le Saint-Esprit est ici perçu comme quelque chose d’impersonnel : la vie, une puissance ou une influence.
Le fait que son corps soit devenu un temple saint place le croyant dans l’obligation solennelle de garder son corps dans la condition de sainteté appropriée en tant que temple de Dieu. On trouve aussi l’article défini « le » devant « Saint-Esprit » lorsqu’il est décrit exerçant l’autorité dans l’Église, par exemple lorsqu’il envoie les apôtres en mission, lorsqu’il nomme les diacres ou lorsqu’il guide les ministères apostoliques.
Les deux listes suivantes vous aideront à voir cette importante distinction : la présence ou l’absence de l’article défini « le » devant « Saint-Esprit ». Dans la première liste de passages, l’article précède « Saint-Esprit » ; dans la seconde, il est absent.
Avec l’article défini
Voici quelques passages où l’article « le » précède « Saint-Esprit ».
- Matthieu 12:31 « … mais le blasphème contre l’Esprit [Saint] ne sera point pardonné. » (À comparer avec Marc 3:29.)
- Marc 13:11 « … car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit saint. »
- Luc 3:22 « Et l’Esprit saint descendit sur lui [Jésus] sous une forme corporelle, comme une colombe. »
- Jean 14:26 « Mais le Consolateur, le Saint-Esprit … c’est lui qui vous enseignera toutes choses … »
- Actes 2:38 « … et vous recevrez le don du Saint-Esprit. »
- Actes 13:2 « … Le Saint-Esprit dit : Mettez-Moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés. »
- Actes 15:28 « Car il a paru bon au Saint-Esprit et à nous … »
- 1 Corinthiens 6:19 « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous ? »
Sans l’article défini
Voici quelques passages où l’article est omis dans le texte grec. Les extraits ci-dessous sont présentés littéralement pour rendre visible cette absence d’article ; le tiret en marque la place. Ces formulations de démonstration ne reproduisent donc pas mot pour mot une traduction biblique française publiée. Les précisions entre crochets viennent de Derek Prince.
- Matthieu 1:18 « … elle [Marie] se trouva enceinte par — Saint-Esprit. »
- Matthieu 3:11 « Il vous baptisera d’Esprit saint et de feu. » (Comparez Marc 1:8, Luc 3:16, Jean 1:33, Actes 1:5.)
- Luc 1:35 « — Saint-Esprit viendra sur toi [Marie]… C’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé le Fils de Dieu. »
- Jean 20:22 « Jésus souffla sur eux et leur dit : Recevez — Esprit saint (ou saint souffle). »
- Actes 10:38 « Dieu a oint d’Esprit saint et de puissance Jésus de Nazareth … »
- Romains 15:13 « … que vous abondiez en espérance par la puissance de — Saint-Esprit. »
- 1 Corinthiens 12:3 « … nul ne peut dire : Jésus est Seigneur, si ce n’est par — Saint-Esprit. »
- Tite 3:5 « … par le bain de la régénération et le renouveau de — Saint-Esprit. »
- Hébreux 6:4 « … et sont devenus participants de — Esprit saint … »
- 2 Pierre 1:21 « … de saints hommes… ont parlé, poussés [ou : portés] par — Saint-Esprit. »
Titres du Saint-Esprit
Finalement, voici quelques-uns des nombreux titres que l’Écriture donne au Saint-Esprit : l’Esprit de grâce ; l’Esprit de gloire ; l’Esprit de sagesse ; l’Esprit de vérité ; l’Esprit de maîtrise de soi.
Prenons un moment pour méditer sur la signification de chacun de ces titres. Puis remercions Jésus, celui qui a tenu sa promesse de nous envoyer le Saint-Esprit.
Prayer Response
Merci, Seigneur Jésus, de m’avoir envoyé l’Esprit. Je suis émerveillé par ce que je viens d’apprendre au sujet de la personne du Saint-Esprit. Par sa puissance à l’œuvre en moi, je peux devenir la personne que tu avais en vue en me créant. Je veux mieux le connaître et faire davantage l’expérience de sa présence dans ma vie. Je te demande maintenant de m’accorder une expérience plus profonde encore de cette troisième personne de la Trinité. Viens, Saint-Esprit… viens. Amen.

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