Parcourir le pays des promesses de Dieu - Partie 3

Derek Prince
Published: 2016
Last Updated: November 2026
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La nouvelle naissance ne s’obtient ni par la religion, ni par les études, ni par l’origine familiale, ni par les bonnes œuvres. À partir de Jean 3 et de Jean 1, cette lettre d’enseignement montre que l’on devient enfant de Dieu en recevant Jésus par la foi comme Sauveur et Seigneur, et en naissant de l’Esprit.
Comment devenir enfant de Dieu
Dans chacun des enseignements de cette série, Parcourir le pays des promesses de Dieu, nous sommes partis d’un principe très simple et pratique. Notre objectif a été de cerner un besoin ou un problème courant dans notre vie, puis d’en trouver la solution biblique et de l’appliquer. J’ai essayé de vous montrer concrètement comment répondre à ces besoins et résoudre ces problèmes en trouvant les promesses précises de la parole de Dieu qui concernent chaque situation et en vous en réclamant.
Dans notre dernier enseignement, nous avons abordé le problème du péché et la promesse biblique qui nous donne l’assurance que Dieu nous pardonnera. Dans celui-ci, nous allons traiter d’un autre sujet fondamental pour notre vie spirituelle : comment devenir enfant de Dieu.
Un échange profond
Commençons par une conversation entre Jésus et un chef religieux de son époque, un pharisien nommé Nicodème. Voici cet échange, rapporté dans l’Évangile de Jean, chapitre 3, versets 1 à 11 :
« Mais il y avait un homme d’entre les pharisiens, dont le nom était Nicodème, qui était un chef des Juifs. Celui-ci vint à lui de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que toi tu fais, si Dieu n’est avec lui. Jésus répondit et lui dit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une seconde fois dans le sein de sa mère et naître ? Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être nés de nouveau. Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son ; mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va : il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. Nicodème répondit et lui dit : Comment ces choses peuvent-elles se faire ? Jésus répondit et lui dit : Tu es le docteur d’Israël, et tu ne connais pas ces choses ? En vérité, en vérité, je te dis : Nous disons ce que nous connaissons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. » (Darby)
Quelle conversation remarquable ! Il est intéressant de noter que Nicodème, bien qu’il fût manifestement un homme sincère, bon, intelligent et instruit, ne comprenait tout simplement pas ce que Jésus cherchait à lui dire. Jésus parlait pourtant de l’un des aspects les plus importants de la vie : une expérience qu’il décrit par les expressions « né de nouveau », « né d’en haut » ou « né à nouveau », qui sont toutes des traductions légitimes. Mais Nicodème avait du mal à saisir cette notion essentielle.
Deux natures
Jésus parlait à Nicodème d’une expérience si importante que, sans elle, personne ne pouvait voir le royaume de Dieu ni y entrer. Cette déclaration a profondément bouleversé Nicodème, qui avait du mal à comprendre ce que Jésus voulait dire. Jésus lui a expliqué qu’il existe, au fond, deux sortes de nature : une nature charnelle, c’est-à-dire physique, et une nature spirituelle. Il a dit : « Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. »
Nicodème pensait, d’une manière ou d’une autre, que pour naître de nouveau, il devait retourner dans le sein de sa mère et naître encore une fois comme un petit enfant. Jésus lui a clairement fait comprendre qu’il ne parlait pas de la naissance naturelle, celle qui produit une nature charnelle semblable à celle que Nicodème possédait déjà. Il parlait au contraire d’une naissance qui produit une nature spirituelle, dont Nicodème n’avait pas encore fait l’expérience.
Pour préciser son explication, Jésus a comparé le monde spirituel au vent, l’un des éléments les plus familiers de notre monde physique. Il a dit : « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son ; mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va : il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit. »
Le vent de l’Esprit
Il faut garder à l’esprit que l’hébreu de l’Ancien Testament et le grec du Nouveau Testament emploient chacun un même mot pour désigner le vent, le souffle ou l’esprit : ruach en hébreu et pneuma en grec. Lorsque Jésus prend le vent pour exemple, il attire notre attention sur ce que cet exemple illustre : la manière d’agir du Saint-Esprit. Voici ce que Jésus veut dire : le Saint-Esprit est comme le vent. Personne ne dit au vent où souffler. Il entre dans notre vie ; nous ne savons pas d’où il vient ni où il va. Jésus fait ensuite le lien : il en est de même de l’œuvre du Saint-Esprit dans la nouvelle naissance. Nous ne savons pas d’où vient l’Esprit ni où il va. Mais nous savons très bien ce qu’il fait.
L’action de l’Esprit
Comment savons-nous que le vent souffle ? Parce que nous voyons ce qu’il fait, et non parce que nous le voyons lui-même. Que voyons-nous ? Des nuages qui filent dans le ciel. Peut-être de la poussière qui se soulève dans la rue, ou des arbres qui se courbent. Nous pouvons aussi voir une dame dont le chapeau ou le foulard s’envole, et qui se met à courir pour le rattraper.
Tous ces signes indiquent que le vent souffle à un endroit donné. Il en est de même lorsqu’une personne naît de nouveau. L’Esprit de Dieu entre dans sa vie, et elle ne sait pas d’où il vient ni où il va. Mais elle a conscience que quelque chose bouge et se passe réellement en elle.
Il y a bien des années, lorsque j’étais pasteur à Londres, une jeune Danoise est venue chez nous pour en savoir plus sur cette expérience de la nouvelle naissance. Elle fréquentait l’église, mais je dirais qu’elle n’était chrétienne que de nom. Ma première épouse et moi lui avons donné des instructions et expliqué ce qu’elle devait faire pour naître de nouveau. Puis je l’ai guidée dans une prière très simple, au cours de laquelle elle a fait ce que Dieu lui demandait.
Cette jeune femme était plutôt réservée et n’avait rien d’émotif. Dans l’ensemble, les Danois ne sont pas un peuple très émotif. Pourtant, après qu’elle eut fait cette prière dans notre salon, deux grosses larmes sont apparues dans ses yeux et ont coulé sur ses joues. Avec une certaine gêne, elle s’est tamponné les yeux avec son mouchoir. Aussitôt, deux autres larmes sont apparues et ont coulé sur ses joues. Elle a alors dit : « Je ne sais pas pourquoi je pleure. » Je lui ai répondu : « Vous voyez, le vent vient de commencer à souffler. »
Ce qu’elle vivait était l’une des manifestations de l’action du Saint-Esprit. Elle éprouvait un sentiment de tendresse, de soulagement et de joie qu’elle ne comprenait pas et ne pouvait pas expliquer. Même si cela la gênait quelque peu, ce qu’elle ressentait était si réel qu’elle ne pouvait pas le cacher.
Comment cela se produit
Revenons à la conversation de Jésus avec Nicodème, rapportée dans Jean, chapitre 3. Il est très probable que Jésus ait tenu ces mêmes propos à beaucoup de personnes. Je crois toutefois que cet échange avec Nicodème a été rapporté pour une raison particulière. Pourquoi ? Parce que, si quelque chose d’autre que la nouvelle naissance avait pu apporter à Nicodème ce dont il avait besoin, il l’aurait probablement déjà eu. C’était un homme religieux, instruit, qui occupait une position sociale élevée et appartenait à un peuple, le peuple juif, que Dieu avait mis à part pour des desseins particuliers. Remarquez cependant que ni la religion, ni l’instruction, ni la position sociale, ni l’appartenance ethnique ne peuvent remplacer la nouvelle naissance.
Jusqu’ici, nous avons abordé deux sujets : la nécessité de naître de nouveau et la nature de ce qui se produit lorsqu’une personne naît de nouveau. Il reste un sujet très important à traiter : comment une personne peut naître de nouveau. Il est vraiment essentiel que nous y prêtions une attention particulière.
Dans son Évangile, chapitre 1, versets 11 à 13, Jean dit ceci au sujet de Jésus :
« Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu. »
Jésus est venu en tant que Juif auprès du peuple juif. Pourtant, en tant que nation, ce peuple a rejeté celui qui était son Messie. Je ne parle pas des individus, mais de la nation dans son ensemble. Je remercie Dieu qu’il y ait un « mais » au début du verset suivant.
« Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, [savoir] à ceux qui croient en son nom ; lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. »
Une étape décisive
Quelle est la démarche décisive qui permet de naître de Dieu, c’est-à-dire de naître de nouveau par l’Esprit de Dieu, de connaître une nouvelle naissance ? Que doit concrètement faire une personne qui désire vivre cette expérience ? La Bible le dit très simplement : « À tous ceux qui l’ont reçu. » Il s’agit de Jésus. Quelle est donc l’étape que vous devez franchir pour naître de nouveau ? Vous devez recevoir Jésus comme votre Sauveur personnel et le confesser comme votre Seigneur. Lorsque vous le faites, il vous donne le droit et l’autorité de devenir enfant de Dieu. Vous faites ce pas par la foi, en croyant en son nom.
Vous ne pouvez pas y parvenir grâce à de bonnes œuvres religieuses ni en faisant valoir votre propre justice. C’est simplement en croyant en son nom. Le résultat de ce pas de foi est que vous êtes né de Dieu, né de nouveau.
Lorsqu’il parle de cette expérience de la nouvelle naissance, Jean écarte trois éléments que nous pourrions croire lui être liés. Il dit qu’elle ne vient pas du sang : « non pas de sang ». Autrement dit, elle ne résulte pas de la filiation naturelle. Quelle qu’ait été la bonté de votre père et de votre mère, leur bonté ne vous rend pas bon au sens dont il est question ici. Vous devez connaître une nouvelle naissance spirituelle, recevoir une nouvelle nature qui ne vient pas de la filiation naturelle.
Deuxièmement, Jean dit : « ni de la volonté de la chair ». Il ne s’agit pas de satisfaire un désir ou un appétit naturel, charnel.
Troisièmement, il dit : « ni de la volonté de l’homme ». Le mot grec traduit ici par homme est celui qui désigne le mari. Cela indique que cette nouvelle naissance ne résulte pas de la relation sexuelle naturelle entre mari et femme. Elle se produit sur un autre plan : elle est spirituelle, et non physique. Naître de l’Esprit de Dieu, c’est naître de nouveau.
Appliquer la promesse
Pour terminer, si vous prenez conscience de votre besoin de naître de nouveau, je veux vous donner une promesse dont vous pouvez vous saisir. Jésus la formule dans Apocalypse 3:20 :
« Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » (LSG)
Si vous désirez naître de nouveau, cette parole est essentielle pour vous. Jésus se tient en ce moment à la porte de votre cœur et frappe. Il se comporte en gentleman. Il ne forcera pas l’entrée.
Si vous voulez que Jésus entre, vous devrez l’y inviter. Mais si vous l’invitez, vous pouvez être certain qu’il entrera, parce qu’il se comporte en gentleman et qu’il tient sa parole.
Jésus poursuit : « J’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. » Vous devez d’abord offrir votre repas à Jésus, puis il partagera le sien avec vous.
Que devez-vous faire ? Vous devez l’inviter à entrer. Vous devez vous abandonner à lui, puis le remercier par la foi d’être entré. Souvenez-vous que tout cela se fait par la foi en son nom.
Le vent du Saint-Esprit remue peut-être votre cœur pour vous amener à faire ce pas dès maintenant. Vous ressentez peut-être le besoin de naître de nouveau ou de réaffirmer cette démarche dans votre vie.
Si c’est le cas, appliquons la promesse biblique d’Apocalypse 3:20 en nous adressant à Jésus par la prière suivante :
Prayer Response
Seigneur Jésus, je sais que j’ai besoin de naître de nouveau par l’Esprit de Dieu. Comme Nicodème, je ne comprends peut-être pas entièrement ce processus, mais je veux que l’Esprit du Dieu vivant touche mon cœur et lui donne la vie. J’ai besoin de ce que ni le sang, ni la volonté de la chair, ni la volonté des hommes ne peuvent me donner. Je veux recevoir Jésus et naître de nouveau par l’Esprit pour devenir enfant de Dieu.
Jésus, je sens que tu frappes à la porte de mon cœur. Maintenant, j’entends ta voix et j’y réponds : je t’invite à entrer, je te remets ma vie et je te remercie d’être entré. Merci, Jésus, d’être entré dans ma vie et de m’avoir fait naître de nouveau par ton Esprit. Amen.

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