Du rejet à l’acceptation (2/2)

Derek Prince
Published: 2012
Last Updated: November 2026
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Le rejet donne le sentiment de ne pas être désiré, mais en Christ, les croyants sont acceptés par Dieu. Jésus a porté le rejet à la croix. Derek Prince présente quatre réponses : pardonner, renoncer à l’amertume, accueillir l’acceptation de Dieu et s’accepter comme son œuvre.
Dans ma dernière lettre, nous avons examiné la définition du rejet. En termes simples, c’est le sentiment de ne pas être désiré, le sentiment que, même si vous voulez que les gens vous aiment, personne ne semble vous aimer. Ou bien vous voulez faire partie d’un groupe, mais vous vous sentez exclu. C’est fréquent, même dans les milieux chrétiens.
Nous avons continué en examinant la description du rejet dans la Bible. En particulier en Ésaïe 54:6, où l’image poignante d’une femme mariée au cœur brisé nous est donnée.
« Car l’Éternel te rappelle comme une femme délaissée et au cœur attristé, comme une épouse de la jeunesse qui a été répudiée, dit ton Dieu. »
Il y a bien d’autres façons dont le rejet peut survenir et différentes façons d’y réagir.
À présent, je veux vous parler plus particulièrement de la réponse au problème du rejet. Je veux vous montrer la réponse que la Bible donne à ce problème. Et je vais vous dire une chose : ça marche ! J’ai vu de nombreuses vies radicalement transformées. Non pas de façon temporaire ni superficielle, mais de façon radicale.
La solution de Dieu à chacun de nos problèmes découle de la croix. C’est à la croix que Dieu a apporté la solution à tous nos problèmes, et c’est là que Jésus a traité ce problème précis du rejet.
Il y a des années, en fait en 1943, le Seigneur m’a dit, par les dons du Saint-Esprit, de méditer sur l’œuvre accomplie à la croix — l’expiation : une œuvre parfaite, parfaite à tous égards, parfaite sous tous ses aspects. J’ai passé plusieurs décennies à examiner l’œuvre du Calvaire, ce que Jésus a accompli sur la croix, et, chaque fois que je pense avoir tout compris, je découvre quelque chose de nouveau.
L’échange
Au cours des années, le Seigneur m’a montré un principe de base à propos de la croix : un échange y a eu lieu, un échange voulu par Dieu. Sur la croix, pour satisfaire la justice divine et éternelle, Dieu a fait retomber sur Jésus tout le mal qui était dû à l’humanité selon la justice, afin qu’en retour, celui qui se repent et croit puisse recevoir par la foi tout le bien qui est dû à Jésus selon la justice. Jésus a pris le mal afin que nous puissions recevoir le bien. C’est très simple, très élémentaire, mais dès que vous commencez à le comprendre, cela ouvre à votre âme des perspectives infinies de bénédiction.
Dieu a réuni sur Jésus tout le mal, afin que nous recevions tout le bien. Plus je médite cette chose, plus je vois à quel point l’échange a été complet. Voici quelques-uns de ses aspects :
Jésus a été puni pour notre péché afin que nous puissions être pardonnés. Jésus a été meurtri pour nos maladies afin que nous puissions être guéris. Jésus est devenu la maladie elle-même afin que nous puissions avoir la santé. Jésus est devenu pauvre pour nous afin que nous puissions recevoir sa richesse. Jésus est mort à notre place afin que nous puissions recevoir sa vie.
Pendant que je méditais cela, Dieu m’a dit : « Il y a un autre versant à cet échange… Qu’en est-il du rejet ? » En Ésaïe 53:3, il est dit :
« … Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance. »
Pendant trois années et demie, Jésus a consacré totalement sa vie à faire le bien : à pardonner les péchés, à guérir les malades, à délivrer ceux qui étaient opprimés par les démons. Il n’a rien fait d’autre que du bien. À la fin de cette période, le gouverneur romain a donné au peuple de Jésus, la nation juive à laquelle il appartenait, le choix entre Jésus de Nazareth et un criminel appelé Barabbas, coupable d’insurrection politique, de vol et de meurtre. Dans l’une des décisions les plus surprenantes et tragiques de toute l’histoire de l’humanité, la nation entière, poussée par ses chefs religieux, a rejeté Jésus et a choisi à sa place Barabbas, le rebelle politique.
Ils ont dit : « À bas Jésus, crucifiez-le, nous ne voulons pas de lui ! Nous voulons Barabbas, le brigand et le voleur. » Quelle a été la réaction de Jésus ? Il a prié le Père de pardonner à ceux qui le crucifiaient. Il ne se préoccupait pas de ce qui lui arrivait. Il se souciait de ce qui allait leur arriver. Jésus nous donne un merveilleux exemple : en pleine agonie, alors qu’il était rejeté, il ne se préoccupait pas de lui-même. Il se souciait de ceux qui l’avaient rejeté. Quel modèle pour nous !
Lorsque j’ai réfléchi à l’échange accompli par Jésus à la croix en lien avec le problème du rejet, j’ai pris conscience d’une chose surprenante : bien qu’il ait été rejeté par les hommes, la dernière souffrance de Jésus sur la croix a été d’être rejeté par son Père. Si vous lisez les récits, vous verrez que, tout près de la fin de cette terrible épreuve, il a dit :
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46)
Et là, le ciel n’a pas donné de réponse. Pour la première fois dans l’histoire de l’univers, le Père a fait la sourde oreille à l’appel de son Fils. C’est alors que Jésus a su que son Père l’avait rejeté. Pourquoi l’avait-il rejeté ? La Bible dit de Dieu :
« Tes yeux sont trop purs pour voir le mal, et tu ne peux pas regarder l’iniquité. » (Habakuk 1:13)
Lorsque Jésus a été fait péché en prenant sur lui notre péché, Dieu a détourné les yeux et s’est bouché les oreilles pour ne pas entendre le cri de son Fils.
Après cela, Jésus n’a poussé qu’un seul cri de plus, puis il a rendu son dernier souffle. Je crois qu’il est mort d’un cœur brisé, au sens propre. Ce qui a brisé son cœur n’est pas d’avoir été rejeté par son propre peuple, mais par son Père.
À vous qui lisez cet article et qui avez connu les souffrances du rejet, je veux dire maintenant : Jésus a connu les douleurs les plus profondes du rejet, jusqu’à être rejeté par son Père, et il a porté ce rejet pour vous afin que vous puissiez être sauvés. S’il y a jamais eu de bonne nouvelle pour cette génération, c’est bien celle-ci.
L’acceptation
Quel est le contraire du rejet ? L’acceptation. J’aime la formulation de la version anglaise New King James d’Éphésiens 1:6 parce qu’elle souligne que Dieu nous a acceptés dans le Bien-aimé. Jésus, le véritable et unique Fils de Dieu, a été rejeté afin que nous, rebelles qui ne méritions pas cet accueil, puissions être acceptés comme lui par le Père. Ainsi, le remède le plus profond à nos problèmes est de croire que Jésus a porté notre rejet pour que nous puissions être acceptés comme lui par le Père.
Parfois, il y a des problèmes avec des parents terrestres qui ne peuvent jamais être résolus. Cependant, mes amis, peu importe si personne ne vous a désirés ni aimés, si vos parents n’étaient même pas mariés, lorsque vous venez à Dieu par Jésus-Christ, vous devenez membres de la meilleure famille de l’univers, et Dieu n’a pas d’enfant de seconde catégorie.
La famille de Dieu est la meilleure des familles. Aucune famille ne peut l’égaler. Même si votre famille n’a pas pris soin de vous, si votre propre père vous a rejetés, si votre mère n’a jamais eu de temps pour vous ou si votre mari ne vous a jamais montré d’amour, Dieu veut de vous malgré tout. Vous êtes acceptés. Vous êtes l’objet de son attention et de son affection particulières. Tout ce qu’il fait dans l’univers tourne autour de vous.
Lorsque Dieu dit que nous sommes acceptés, il ne veut pas dire qu’il se contente de nous tolérer, que notre présence ne l’ennuie pas, ne le contrarie pas et ne le dérange pas. Nous ne prenons jamais trop de son temps. La seule chose qui le contrarie, c’est lorsque nous restons trop longtemps loin de lui.
Dieu ne nous repousse pas dans un coin en nous disant : « Attends, je suis débordé, je n’ai pas le temps de m’occuper de toi. » Il dit plutôt : « Je m’intéresse à toi, je veux être avec toi. Tu es le bienvenu ici. Entre donc. Ça fait longtemps que je t’attends. »
C’est comme le père dans l’histoire du fils prodigue (voir Luc 15:11-32). Il était dehors, à guetter le retour de son fils. Personne n’a eu besoin d’aller lui dire : « Ton fils est revenu », parce que le premier à le savoir, c’était lui. Il l’a su avant tous les autres membres de la famille.
L’attitude de Dieu envers nous en Christ est semblable. Nous ne sommes pas des gens dont on ne veut pas. Nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone. Nous ne sommes pas de simples serviteurs. Lorsque le fils prodigue est revenu chez lui, il était prêt à être un serviteur. Mais le père ne voulait pas en entendre parler. Au contraire, il a dit : « Apportez le plus beau vêtement. Mettez-lui des chaussures aux pieds, des anneaux aux doigts. Tuez le veau gras ! Mon fils était perdu et il a été retrouvé, il était mort et il est revenu à la vie. » Toute la maison s’est mobilisée pour l’accueillir chez lui (voir Luc 15:22-24).
De la même manière, Jésus a dit :
« … Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. » (Luc 15:7)
Voilà comment Dieu nous accueille en Christ.
Nous devons comprendre ces deux faits fondamentaux :
- Christ sur la croix a porté notre rejet, toute l’agonie et le chagrin.
- Un échange a eu lieu : nous sommes acceptés parce qu’il a été rejeté. Nous sommes acceptés dans le Bien-aimé.
Parfois, le fait de vous approprier ces deux faits est suffisant pour vaincre le rejet. Il y a quelques années, lors d’une conférence, je me dépêchais pour aller prêcher et j’ai littéralement heurté une dame qui allait dans une autre direction. Elle semblait toute essoufflée et m’a dit : « Oh, frère Prince ! Je priais pour que nous nous rencontrions, si Dieu le voulait. »
« Eh bien, ai-je dit, nous nous sommes rencontrés. Quel est le problème ? Je peux vous accorder environ deux minutes, mais je dois prêcher bientôt. »
Elle a donc commencé à raconter son histoire et, après environ trente secondes, je l’ai interrompue : « Attendez une minute, je sais quel est votre problème. Je n’ai pas besoin de plus de détails : votre problème est le rejet. » Je lui ai dit : « Je veux que vous répétiez ces paroles à voix haute après moi. » Je l’ai donc guidée dans cette déclaration, qu’elle a répétée. Je ne me souviens plus des paroles exactes, mais voici plus ou moins ce que j’ai dit : « Mon Dieu, merci de ce que tu es mon Père et que je suis ton enfant. Je suis membre de la famille de Dieu. Le ciel est ma maison. J’ai ma place dans cette famille. Je ne suis pas rejetée. Je suis acceptée. Dieu m’aime. Il veut de moi. Il prend soin de moi. » J’ai dit : « Amen », puis : « Au revoir, je dois partir », et je suis parti.
Environ un mois plus tard, j’ai reçu de cette même personne une lettre dans laquelle elle disait : « Je voulais vous dire que ces deux minutes que vous avez passées avec moi et ces paroles que j’ai prononcées ont complètement transformé ma vie. Je suis une personne complètement différente depuis lors. » Pourquoi était-elle différente ? Parce qu’elle avait compris ce que signifie être acceptée en Christ.
Quatre étapes
Pour beaucoup de gens, le simple fait de déclarer leur acceptation en Christ résout le problème. Mais pour d’autres, il en faut davantage. Je vais donc vous exposer un peu plus en détail les étapes simples que vous devez suivre si vous avez des problèmes de rejet. Je pense que le Saint-Esprit vous montrera si vous êtes dans ce cas ou pas.
1. Pardonnez à ceux qui vous ont rejetés
C’est essentiel. Vous dites : « Mais mon père est mort. » On m’a dit cela bien souvent et, à chaque fois, je réponds : « Ça n’a aucune importance, parce que ce n’est pas pour le bien de votre père que vous pardonnez, mais pour votre propre bien. »
Je connais un très bon jeune chrétien qui a entendu ce message. Il a pris conscience que, pendant des années, il avait porté en lui de l’amertume, du ressentiment, de la colère et de la rébellion contre son père, qui était mort. Avec sa femme, il a parcouru plusieurs centaines de kilomètres pour se rendre au cimetière où son père était enterré. Il a laissé sa femme dans la voiture et s’est rendu seul sur la tombe. Il s’est agenouillé là et, pendant plusieurs heures, il a vidé son cœur de toutes ces attitudes toxiques. Il ne s’est pas relevé avant d’être sûr d’avoir pardonné à son père. Lorsqu’il est sorti du cimetière, il était différent. Aujourd’hui, sa femme témoigne qu’elle a un mari complètement transformé. Son père était mort, mais son propre ressentiment était resté bien vivant.
Le pardon n’est pas destiné au bien de celui qui est mort ou qui se trouve loin ; c’est de votre côté de la relation qu’il s’agit. Vous devez pardonner pour votre propre bien. Permettez-moi de vous rappeler une chose que j’ai dite souvent : le pardon n’est pas une émotion, c’est une décision. Ne dites pas : « Je ne peux pas. » À dire vrai, c’est : « Je ne veux pas. » Mais si vous pouvez dire : « Je ne veux pas », vous pouvez aussi dire : « Je veux pardonner. »
Vous devez donc, en premier lieu, pardonner à toute personne qui, selon vous, vous a rejetés.
2. Défaites-vous de l’amertume, du ressentiment, de la haine et de la rébellion.
Ces quatre réactions accompagnent très fréquemment le rejet bien enraciné.
3. Acceptez le fait d’être acceptés en Christ, d’être acceptés par Dieu.
Permettez-moi de souligner encore une fois que cela ne signifie pas qu’il ne fait que vous tolérer. Il vous aime. Il s’intéresse à vous. Il prend soin de vous. J’ai dit cela à je ne sais combien de jeunes dont le visage s’est illuminé à ces paroles.
4. Il ne vous reste qu’une chose à faire, et ne l’oubliez pas : vous devez vous accepter vous-mêmes.
C’est parfois la chose la plus difficile. Je dis aux enfants de Dieu : « Ne vous dévalorisez jamais, ne vous critiquez jamais, parce que vous êtes l’œuvre de Dieu. »
« Le vase d’argile dira-t-il à celui qui l’a formé : Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? » (Romains 9:20)
Ce n’est pas à vous d’agir ainsi. Dieu sait ce qu’il fait. Faites-lui simplement confiance. Lorsque vous vous critiquez, en tant que chrétien, ce n’est pas de l’humilité : c’est de la rébellion. Ne vous dévalorisez jamais. Vous êtes l’œuvre de Dieu, son chef-d’œuvre, auquel il a consacré le plus de temps et d’attention parmi tout ce qu’il a créé dans l’univers. Vous êtes en tête de la liste. Si cela ne vous fait pas du bien, je ne sais pas ce qui vous en fera.
Recevez votre délivrance
Maintenant que nous avons exploré les différents aspects du rejet, je voudrais vous inviter à vous en libérer. Il s’agit peut-être d’un domaine de votre vie auquel vous n’avez jamais fait face auparavant et, à présent, le Saint-Esprit a mis au jour quelque chose que votre intelligence refusait de reconnaître. Si le Seigneur vous a montré que vous avez besoin d’être libérés du rejet et que vous souhaitez agir concrètement, je vous encourage vivement à prononcer à voix haute la déclaration suivante. Et si vous commencez à sangloter ou à pleurer en disant ces paroles, ne vous retenez pas ! Vous ne pourriez pas acheter une telle expérience pour mille euros.
Prayer Response
Père, je pardonne. Je renonce à l’amertume, au ressentiment, à la haine et à la rébellion. Je te remercie, mon Dieu, parce que je suis accepté(e) en Christ. Je suis un enfant de Dieu. Le ciel est ma maison. J’appartiens à la meilleure famille de l’univers. Un sang royal coule dans mes veines.
Seigneur Jésus-Christ, je crois que tu es le Fils de Dieu et le seul chemin vers Dieu. Tu es mort sur la croix pour mes péchés et tu es ressuscité des morts. Je me repens de tous mes péchés et je pardonne à toute autre personne, comme je souhaite que Dieu me pardonne. Mon Dieu, je pardonne maintenant à tous ceux qui m’ont rejeté(e), blessé(e) et qui ne m’ont pas témoigné d’amour.
Je te fais confiance pour me pardonner et je crois, Seigneur, que tu m’acceptes dès maintenant comme je suis, en Christ. Je suis accepté(e). Tu m’accordes une grande faveur. Je suis l’objet de ton attention particulière. Tu m’aimes vraiment. Tu veux de moi. Tu es mon Père. Seigneur, je veux te remercier.
Et je veux te dire encore une chose : je m’accepte en Christ tel(le) que tu m’as créé(e). Je suis ton œuvre. Je te remercie pour ce que tu as fait et je crois que tu as commencé une bonne œuvre et que tu la poursuivras jusqu’au jour de Christ, le Seigneur. Je me libère maintenant de toute pression ténébreuse et mauvaise. Je libère mon esprit pour qu’il se réjouisse en toi. Au nom de Jésus, amen.

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