Parcourir le pays des promesses de Dieu - Partie 2

Derek Prince
Published: 2016
Last Updated: Oktober 2026
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La confession de David dans le Psaume 32 montre que le péché dissimulé pèse sur la personne tout entière, tandis que Dieu pardonne le péché reconnu. Dieu promet sa miséricorde à ceux qui confessent leur péché et s’en détournent, car Jésus en a subi la peine sans compromettre la justice de Dieu.
Recevoir le pardon de Dieu
Dans mon introduction précédente au thème de cette série, j’ai présenté l’objectif général de « Parcourir le pays des promesses de Dieu ». Quel est cet objectif ? Identifier les grandes promesses des Écritures et les appliquer à notre vie. Dans chaque volet de cette série d’enseignements, je compte vous montrer de manière pratique comment résoudre les différents problèmes qui surgissent dans la vie quotidienne. Comment y parvenir ? En nous appropriant des promesses précises de la parole de Dieu et en les appliquant à chaque obstacle particulier que nous rencontrons dans la vie.
Dans cet enseignement, le problème que nous abordons est celui du péché. Sans entrer dans une longue dissertation théologique sur ce sujet, permettez-moi simplement d’énoncer ce que chacun de nous sait déjà si bien. Le péché est un problème fondamental de la condition humaine qui touche la vie spirituelle de chaque être humain. Chaque jour, vous et moi sommes confrontés au fait que nous avons péché. De plus, chacun de nous se débat avec cette question troublante : « Comment puis-je être sûr que Dieu me pardonnera ? »
La réalité du péché
Nous devons commencer cette discussion en regardant bien en face la réalité du péché. La Bible affirme très clairement que toute personne a péché : il n’y a aucune exception. Cette déclaration s’applique aux personnes de toutes les origines, de toutes les religions et de tous les milieux. C’est l’un des traits de notre condition humaine que nous avons tous en commun, un fait que la parole de Dieu établit sans la moindre ambiguïté lorsqu’elle parle du péché.
Dans 1 Rois 8:46, Salomon prend la parole. Il dit :
« […] car il n’y a point d’homme qui ne pèche […] »
De même, dans Ésaïe 53:6, le prophète dit :
« Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie […] »
Remarquez avec quelle force les mots « tous » et « chacun » sont employés.
Nous nous sommes tous égarés ; chacun de nous a suivi sa propre voie. Remarquez aussi ce qui constitue l’essence de cet égarement. Ce n’est pas nécessairement que nous avons tous commis un péché odieux comme le meurtre ou l’adultère. Pourtant, nous avons tous un même défaut : nous avons tous fait preuve d’obstination, voulu n’en faire qu’à notre tête et désobéi à Dieu. À un moment de notre vie, chacun de nous a choisi de quitter la voie de Dieu pour suivre plutôt sa propre voie.
Dans le Nouveau Testament, Paul déclare en Romains 3:23 :
« Car tous ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu […] » (Darby)
Une fois encore, nous voyons que l’essence du péché n’est pas nécessairement de commettre un crime terrible. Elle consiste plutôt à ne pas atteindre la gloire de Dieu. Comme il est important que nous comprenions la nature profonde du péché ! Voici comment je le définirais : le péché est un manquement dont nous sommes responsables.
Le péché est un refus de vivre selon les exigences de Dieu : c’est manquer le but pour lequel Dieu nous a créés. Quel est ce but ? Vivre pour sa gloire : un privilège indescriptible ! Notre but ultime est de rendre gloire à notre Créateur. Lorsque nous péchons, nous privons Dieu de sa gloire. Comment ? En n’accomplissant pas ce pour quoi nous avons été créés.
Cette définition est-elle compréhensible pour vous ? Le péché est simplement le fait de ne pas remplir la fonction pour laquelle Dieu nous a créés. Nous portons la responsabilité première de ce manquement. Nous ne pouvons pas nous excuser en disant que nous ne pouvions pas faire autrement. Nous sommes responsables de notre péché.
Le résultat du péché
Maintenant que nous avons établi la réalité du péché et notre responsabilité à cet égard, approfondissons un peu le sujet en examinant le pronostic du péché.
Le pronostic est, bien sûr, un terme médical. Lorsqu’une personne est atteinte d’une maladie, le médecin doit d’abord la diagnostiquer, c’est-à-dire en constater la présence dans son organisme. Une fois la maladie identifiée, il peut prévoir son évolution probable ainsi que son issue. C’est cela, le pronostic. Dans la Bible, le pronostic du péché, c’est-à-dire l’effet ultime de sa présence dans notre vie, est extrêmement clair. En Romains 6:23, Paul ne laisse aucun doute sur le résultat final de cette maladie :
« Car le salaire du péché, c’est la mort […] »
Le mot « salaire » désigne ce que nous gagnons en raison de nos actes. Que gagne chaque personne pour les péchés qu’elle a commis ? La mort. C’est clair, catégorique, simple et indéniable. C’est une loi absolue.
Nous trouvons cet éclairage supplémentaire dans Jacques, chapitre 1, versets 13 à 15 :
« Que personne, lorsqu’il est tenté, ne dise : C’est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. »
Dans ce passage, Jacques prend bien soin de fermer la porte à toute tendance que nous pourrions avoir à rejeter sur Dieu la responsabilité de nos mauvaises actions. Il explique que Dieu ne peut être tenté par le mal et qu’il ne tente personne par le mal. Lorsque nous sommes tentés, c’est au contraire notre propre convoitise, nos propres désirs corrompus, qui nous entraîne et nous attire dans le péché. Comme dans les citations précédentes, nous retrouvons le pronostic du péché. Au verset 15 de ce chapitre, Jacques explique clairement le processus du péché ainsi que son issue inévitable.
« Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort. »
Nous voyons ici que le processus du péché suit une progression. Lorsque nous cédons à nos convoitises, à nos désirs corrompus, cela produit le péché. Lorsque nous persistons dans cette pratique du péché, cela produit la mort. Il est important que je vous avertisse en toute honnêteté : la mort n’est pas simplement la cessation de la vie physique. La mort dont parle ce verset peut aussi être comprise comme un état ultime de séparation éternelle d’avec Dieu. La mort spirituelle : un point où l’on peut arriver et d’où il peut être impossible de revenir.
Voilà donc le processus et la progression de ce que le péché peut produire dans une vie. Tout commence lorsqu’une personne cède à la convoitise, c’est-à-dire à un désir corrompu. Cet abandon à la convoitise produit le péché. Puis le péché, si on le laisse suivre son cours, engendre la mort. Tel est le pronostic du péché.
Le fardeau du péché
Avant de passer au remède promis au début de cet enseignement, examinons encore un effet important du péché sur notre vie : son fardeau.
David décrit cet aspect du péché de manière saisissante dans les Psaumes. Bien qu’il fût un homme juste de cœur, David savait ce que signifiaient la chute et le fait de pécher gravement. Heureusement, il savait aussi ce que signifiaient se repentir, revenir à Dieu et trouver sa miséricorde. Voici ce que David constate au Psaume 32, versets 3 à 5 :
« Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais toute la journée ; car nuit et jour ta main s’appesantissait sur moi, ma vigueur n’était plus que sécheresse, comme celle de l’été. […] Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité ; j’ai dit : J’avouerai mes transgressions à l’Éternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché. »
Nous pouvons tous remercier Dieu pour cette dernière déclaration, n’est-ce pas ? « Tu as effacé la peine de mon péché. » Mais remarquez ce que David a traversé avant de confesser son péché. Il a dit : « Mes os se consumaient, je gémissais toute la journée. » « Ma vigueur n’était plus que sécheresse. » Le péché avait un effet palpable sur son être tout entier.
S’adressant directement au Seigneur, David fait cette déclaration au Psaume 38, versets 4 et 5 :
« Il n’y a rien de sain dans ma chair à cause de ta colère, il n’y a plus de vigueur dans mes os à cause de mon péché. Car mes iniquités s’élèvent au-dessus de ma tête ; comme un lourd fardeau, elles sont trop pesantes pour moi. »
Est-ce ce que vous ressentez en ce moment ? Votre péché vous semble-t-il être un fardeau de culpabilité trop lourd à porter ? Eh bien, j’ai une bonne nouvelle pour vous. Il existe un moyen d’être délivré de ce fardeau de culpabilité et d’en être libre pour toujours.
Trouver miséricorde
Nous avons examiné la réalité du péché, son pronostic et son fardeau. Tournons-nous maintenant vers la bonne nouvelle : les promesses de pardon de Dieu. Pour cela, nous n’examinerons que deux promesses précises : l’une de l’Ancien Testament et l’autre du Nouveau Testament.
Regardons d’abord Proverbes 28:13 :
« Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde. » (Darby)
La première phrase de ce verset est exactement à l’opposé de la promesse que Dieu avait faite à Josué, celle que nous avons mise en évidence dans le premier volet de cette série d’enseignements. Dieu a dit à Josué que, s’il faisait ce qu’il lui disait, il ferait prospérer sa voie et aurait du succès. Pourtant, comme nous le montre ce proverbe, il peut exister un obstacle insurmontable à la véritable prospérité : le péché.
Le péché peut barrer la route du succès si nous nous y accrochons, en refusant de le confesser et d’y renoncer. « Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point. » Gardez bien cela à l’esprit. C’est un avertissement très important. Mais gardons aussi à l’esprit le résultat positif promis : « Celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde. » Il s’agit ici de ses péchés.
Deux étapes essentielles
Ce verset des Proverbes nous montre clairement que Dieu nous promet sa miséricorde si nous franchissons deux étapes essentielles. Quelles sont-elles ? Premièrement, confesser. Deuxièmement, renoncer. Dieu exige que nous reconnaissions honnêtement devant lui les péchés que nous avons commis.
J’ai rencontré des personnes qui avaient, je ne sais comment, l’impression que si elles ne parlaient pas de leurs péchés à Dieu, il n’en saurait jamais rien ! Bien sûr, c’est ridicule. Dieu ne nous demande pas de confesser nos péchés pour lui, mais pour nous.
Lorsque nous confessons notre péché, lorsque nous le mettons au grand jour, honnêtement et humblement devant Dieu, nous lui ouvrons la voie pour qu’il s’occupe de notre péché et nous en délivre. Mais tant que nous nous y accrochons et cherchons à le garder caché, nous résistons à l’œuvre rédemptrice de Dieu, nous privant ainsi, au fond, de sa miséricorde.
Deuxièmement, nous devons renoncer à notre péché. Nous devons l’abandonner. Nous devons nous en détourner. Nous devons décider de ne plus continuer à vivre de cette façon et à commettre des péchés de ce genre. C’est une décision de la volonté. Notre volonté est bel et bien engagée dans cette démarche avec Dieu. Si nous ne faisons pas le choix délibéré de suivre la voie que Dieu nous a prescrite, nous ne pouvons pas faire l’expérience de sa miséricorde.
Fidèle à sa promesse
Venons-en maintenant à la promesse du Nouveau Testament dont nous avons parlé plus tôt. Nous la trouvons dans la première épître de Jean, chapitre 1, verset 9 :
« Si nous confessons nos péchés, il [Dieu] est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. »
Remarquez encore une fois que Dieu exige que nous confessions nos péchés. Lorsque nous remplissons cette condition, les Écritures nous indiquent deux vérités que nous découvrirons au sujet de Dieu. Premièrement, Dieu est fidèle. Deuxièmement, il est juste. Il est essentiel que nous comprenions ces deux vérités.
Dieu est fidèle pour nous pardonner parce qu’il a promis de le faire. Il ne reviendra jamais sur sa promesse, si nous remplissons ses conditions. Dieu est aussi juste lorsqu’il nous pardonne, parce qu’il a déjà fait porter à Jésus la peine de tous nos péchés. Lorsque Jésus était suspendu à la croix et qu’il y est mort, il a subi entièrement et définitivement la peine des péchés de toute l’humanité. Ainsi, si nous remplissons les conditions de Dieu, si nous confessons nos péchés, nous repentons et nous tournons vers lui, nous lui ouvrons la voie pour qu’il nous pardonne totalement et définitivement, sans compromettre sa propre justice divine.
Que devons-nous faire ?
En réponse à tout ce que nous avons découvert sur les caractéristiques du péché et la promesse du pardon, que devons-nous donc faire ? Permettez-moi de le résumer très simplement et clairement. Nous devons franchir trois étapes. Premièrement, confesser nos péchés. Deuxièmement, renoncer à nos péchés. Puis, troisièmement, recevoir par la foi le pardon de Dieu, en croyant qu’il fera ce qu’il a promis. Confesser, renoncer et recevoir.
Aimeriez-vous répondre à ces vérités en franchissant ces étapes dès maintenant ? Ce domaine de péché qui vous pèse encore à cet instant et épuise vos forces spirituelles peut appartenir au passé lorsque vous faites la prière suivante :
Prayer Response
Seigneur Jésus, je te confesse ce péché précis, en reconnaissant qu’il est bien un péché à tes yeux. J’y renonce complètement et je m’engage ici et maintenant à l’abandonner et à cesser de le commettre. Maintenant, par la foi en toi, Jésus, je reçois ton pardon qui me purifie de ce péché. Amen.
En priant ainsi, vous venez de lever l’un des plus grands obstacles qui vous empêchent de marcher dans le pays des promesses de Dieu.

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