Qui est le Saint-Esprit ?

Derek Prince
Published: 2019
Last Updated: août 2026
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Dans cette lettre, Derek Prince nous invite à mieux connaître le Saint-Esprit comme une personne divine avec laquelle nous pouvons entretenir une relation réelle. Il montre sa place dans la Trinité, son rôle dans la création et la rédemption, et explique que la relation intime qu’il entretenait avec Jésus est également offerte aux croyants. Cet enseignement nous aide ainsi à comprendre sa nature, sa personnalité et son action dans notre vie.
La Bible contient une révélation surnaturellement inspirée de Dieu, donnée pour que nous puissions mieux le connaître. Mais comment pouvons-nous le connaître ? Il est éternel, immortel, invisible.
En raison de cette « altérité » unique et incomparable de Dieu, il peut sembler au-delà de notre capacité à le comprendre — et particulièrement à comprendre le Saint-Esprit. Mais, comme nous le verrons dans cette série de Teaching Letters, Qui est le Saint-Esprit ?, Dieu désire que nous le connaissions. Même face à son caractère « tout autre », nous pouvons connaître Dieu plus pleinement.
Mon objectif dans cette lettre — et dans celles qui suivront — est de vous aider à comprendre qui est le Saint-Esprit, afin que vous puissiez grandir dans votre relation personnelle avec cette personne mystérieuse de la Trinité. Mon espoir est que votre vie soit marquée par une admiration toujours croissante pour le Saint-Esprit.
Trois personnes distinctes
Pour comprendre qui est le Saint-Esprit, commençons par poser un fondement biblique concernant la Trinité. Cela implique deux notions : « unicité » et « pluralité » — c’est-à-dire « plus d’un ».
En Dieu se combinent éternellement à la fois l’unicité et la pluralité. Nous sommes confrontés à ce mystère dès les premiers versets bibliques : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. » (Genèse 1:1) Dans la langue originale, l’hébreu, Élohim, le nom de Dieu, est au pluriel, mais le verbe bara (« créa ») est au singulier. En d’autres termes, l’unicité et la pluralité sont à la fois combinées dans ce verset.
En Genèse 1:26, nous sommes confrontés à nouveau à un singulier et à un pluriel employés ensemble lorsqu’il est question de Dieu :
« Alors Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance… »
Le verbe « dit » est au singulier, mais les pronoms « nous » et « notre » sont au pluriel.
Cette combinaison du singulier et du pluriel lorsqu’il est question de Dieu se retrouve dans d’autres passages de l’Écriture. Le prophète Ésaïe eut une vision du Seigneur sur son trône et il l’entendit dire : « Qui enverrai-je et qui marchera pour nous ? » (Ésaïe 6:8) Le pronom « je » indique qu’une seule personne parle, mais le pronom « nous » indique qu’il parle en faveur de plusieurs personnes.
Lorsque l’on avance dans la révélation de l’Écriture, trois personnes distinctes se précisent, chacune étant Dieu : Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l’Esprit. Des trois, la première personne mentionnée individuellement dans l’Écriture est l’Esprit : « Et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. » (Genèse 1:2)
La parabole de la lumière
Nous ne pouvons pas « expliquer » Dieu, mais dans le monde qu’il a créé, il nous fournit quelques « paraboles » qui le révèlent. L’une d’elles est la lumière. La lumière fait partie de la vie de tous les jours et nous n’y prêtons guère attention. Pourtant, dans ce phénomène unique, nous discernons la pluralité sous au moins deux formes.
La lumière est réfractée dans les trois couleurs primaires : le bleu, le jaune et le rouge. Dans l’arc-en-ciel, la lumière apparaît en sept couleurs : le violet, l’indigo, le bleu, le vert, le jaune, l’orange et le rouge. Ainsi, dans l’unicité de la lumière, on trouve à la fois les trois couleurs primaires et les sept couleurs de l’arc-en-ciel.
Dans l’Écriture, sept est le chiffre associé à l’Esprit saint. L’Apocalypse de Jean (4:5) parle des sept Esprits de Dieu. Dans Ésaïe 11:1-2, le prophète annonce comment le Saint-Esprit reposera sur Jésus en tant que Messie (le Oint). Il dresse une liste de sept aspects distincts de l’Esprit saint : l’Esprit du Seigneur ; l’Esprit de sagesse ; l’Esprit d’intelligence ; l’Esprit de conseil ; l’Esprit de vaillance ; l’Esprit de connaissance ; l’Esprit de crainte de l’Éternel.
Dans Actes 13:2, le Saint-Esprit est présenté comme étant Dieu lui-même. S’adressant aux responsables de l’église d’Antioche, le Saint-Esprit dit : « Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » On voit clairement l’Esprit saint parler ici à la première personne en tant que Dieu.
Une découverte étonnante
Peut-être que la suprême révélation de la grâce de Dieu se trouve dans son plan de rédemption pour la race humaine déchue, et cela au travers du sacrifice de Jésus. En étudiant les détails de ce plan divin, je fis une découverte étonnante : à chaque étape de la rédemption, chaque personne de la divinité joue un rôle unique et distinct.
- La conception de Jésus. Dieu le Père permit que Jésus fût conçu dans le sein de Marie par le Saint-Esprit. (Luc 1:35)
- Le début du ministère de Jésus. Lorsque Jésus se soumit au baptême de Jean, le Saint-Esprit descendit sur lui sous la forme d’une colombe et le Père le reconnut comme son Fils. (Luc 3:21-22)
- Le ministère permanent de Jésus. Pierre le résume ainsi dans Actes 10:38 : « Dieu (le Père) a oint d’Esprit saint et de puissance Jésus de Nazareth qui allait de lieu en lieu, en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient sous l’oppression du diable. »
- Le sacrifice de Jésus sur la croix. « Christ… par l’Esprit éternel (le Saint-Esprit) s’est offert lui-même sans tache à Dieu (le Père). » (Hébreux 9:14)
- La résurrection de Jésus. Dieu le Père a ressuscité Jésus par la puissance du Saint-Esprit. (Romains 1:4 et 8:11)
- La Pentecôte. Élevé à la droite de Dieu le Père, Jésus a reçu de lui le don du Saint-Esprit et il l’a répandu sur ses disciples qui l’attendaient. (Actes 2:33)
Le Saint-Esprit prend part de manière distincte et vitale à chaque étape de la rédemption. C’est à juste titre qu’il est appelé à la fois « l’Esprit de grâce » et « l’Esprit de gloire » — la grâce qui mène à la gloire. (Hébreux 10:29 ; 1 Pierre 4:14)
Un autre attribut mystérieux
Il est un autre fait unique concernant le Saint-Esprit qui requiert un effort supplémentaire de notre pouvoir de compréhension : on rencontre dans l’Écriture le masculin singulier et le neutre pour le nommer.
Le grec est la langue originale du Nouveau Testament tel qu’il nous est parvenu. Or, le grec a trois genres : le masculin, le féminin et le neutre. Grammaticalement, le nom grec pour « esprit », pneuma, est neutre. Mais le pronom personnel utilisé pour le nommer est parfois masculin et parfois neutre, mais jamais féminin. Dans Jean 16:13, par exemple, la règle grammaticale grecque est délibérément mise de côté afin d’indiquer que l’Esprit saint est à la fois une personne et une puissance : « Quand il sera venu, l’Esprit de vérité, vous conduira dans toute la vérité. »
Tout comme le grec, le français utilise les articles définis « le, la, les ». Dans le Nouveau Testament grec, le nom « Saint-Esprit » peut être précédé par l’article défini « le », et parfois cet article n’apparaît pas. Cette différence est très importante et mérite d’être examinée.
À l’oreille française, l’expression « Saint-Esprit » sans article paraît incomplète. C’est pourquoi les traductions françaises insèrent normalement l’article « le », même lorsqu’il n’apparaît pas dans le texte grec original. C’est seulement en consultant le texte grec que l’on peut déterminer si l’article est réellement présent.
Une différence importante
À première vue, cela peut ne pas sembler très important. Pourtant, à travers mes études du Nouveau Testament en grec, je suis parvenu à la conclusion que la présence ou l’absence de l’article « le » précédant « Saint-Esprit » suggère une différence importante. Lorsqu’il n’est pas précédé de l’article, il représente quelque chose d’impersonnel : la vie ou une puissance, une force, une présence ou une influence. Mais lorsqu’il est précédé de l’article, il est décrit en tant que personne.
Considérez maintenant l’exemple suivant. Une marque distinctive de la personnalité est la capacité de parler. À la Pentecôte, lorsque le Saint-Esprit est descendu des cieux, il s’est exprimé en d’autres langues par la bouche des disciples. Il montrait ainsi qu’il était venu, en tant que personne, pour prendre sa place sur terre. Il est maintenant le représentant permanent et personnel de la Trinité divine résidant sur terre.
Dès lors, chaque fois que le Saint-Esprit vient habiter, en tant que personne, dans le corps d’un croyant, il va de soi qu’il manifeste sa présence au travers de ce croyant en parlant en langues nouvelles données surnaturellement. Au fond, il affirme : « Maintenant tu sais que, en tant que personne, je vis en toi. »
Pour cette raison, dans 1 Corinthiens 6:19, dans la version originale grecque, Paul place l’article défini « le » devant « Saint-Esprit » :
« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit ? »
Paul souligne dans ce verset que le fait de parler en langues n’est pas simplement une expérience surnaturelle brève. Mais, au-delà, c’est le signe divin de l’Esprit saint qui, en tant que personne, est venu habiter dans le corps du croyant, le transformant ainsi en un temple saint. Cela place le croyant dans l’obligation solennelle de garder son corps dans la condition de sainteté appropriée en tant que temple de Dieu. On trouve aussi l’article défini « le » devant « Saint-Esprit » lorsqu’il est décrit exerçant l’autorité dans l’Église, par exemple lorsqu’il envoie les apôtres en mission, lorsqu’il nomme les diacres ou lorsqu’il guide les ministères apostoliques. D’autre part, lorsque les croyants sont baptisés dans l’Esprit saint ou remplis de l’Esprit saint, l’article défini est généralement omis. Ce qui indiquerait que le Saint-Esprit est perçu dans ce cas comme impersonnel : vie, puissance ou influence.
Je vous propose maintenant deux listes. Dans l’une, l’article défini « le » précède « Saint-Esprit », alors qu’il ne figure pas dans l’autre liste.
Avec « le » préfixé
Voici quelques passages où l’article « le » précède « Saint-Esprit ».
Sans « le » préfixé
Voici quelques passages où l’article « le » est omis dans le texte grec.
Titres du Saint-Esprit
Finalement, voici quelques-uns des nombreux titres que l’Écriture donne au Saint-Esprit : l’Esprit de grâce ; l’Esprit de gloire ; l’Esprit de sagesse ; l’Esprit de vérité ; l’Esprit de maîtrise de soi.
Prenons un moment pour méditer sur la signification de chacun de ces titres. Puis remercions Jésus, celui qui a tenu sa promesse de nous envoyer le Saint-Esprit.
*Prayer Response
Merci, Seigneur Jésus, de m’avoir envoyé l’Esprit. Je suis émerveillé par ce que je viens d’apprendre au sujet de la personne du Saint-Esprit. Par sa puissance à l’œuvre en moi, je peux devenir la personne que tu m’as créé pour être. Je veux mieux le connaître et faire davantage l’expérience de sa présence dans ma vie. Je te demande maintenant de m’accorder une expérience plus profonde et plus intense de cette troisième personne de la Trinité. Viens, Saint-Esprit… viens. Amen.

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Cette lettre d'enseignement peut être téléchargée, imprimée et partagée pour un usage personnel ou en Église.
Code: TL-L125-100-FRA












