Du rejet a l'acceptation (Partie 1)

Teaching Legacy Letter
*First Published: 2012
*Last Updated: mars 2026
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« L’esprit abattu, qui le relèvera ? » (Proverbes 18:14)
In this article, I want to examine a particular problem that affects, in my opinion, millions of people in the United States, as well as countless others throughout the rest of the world. As a result of my ministry over many years, I have become convinced that probably one in five persons in the U.S. is affected in one way or another by the problem of rejection. Rejection, simply defined, is the sense of being unwanted, the feeling that although you want people to love you, no one does. Or it is wanting to be part of a group, but feeling excluded—somehow always being on the outside looking in. I believe one reason why so many people suffer this problem today is the make-up of our society and its pressures, particularly the break-up of family life.
Si je vous posais la question, « Quel est l’inverse du rejet ? » vous répondriez probablement : « l’acceptation, » ce qui est une bonne réponse. Dans cet article et dans le suivant, nous allons nous focaliser sur la manière de passer du rejet à l’acceptation.
Nous commençons notre étude avec une image du rejet donnée en Esaïe 54:6. Il s’agit de l’image très poignante d’une femme mariée au cœur brisé.
« Car l’Éternel te rappelle comme une femme délaissée et au cœur attristé, Comme une épouse de la jeunesse qui a été répudiée, dit ton Dieu. »
L’image donnée ici est celle d’une jeune femme, mariée depuis peu, qui se rend compte que son mari ne l’aime pas. Peut-être n’a-t-il pas de temps à lui accorder et ne démontre-t-il aucun intérêt à son égard. Il est même possible qu’il soit en train de se préparer à divorcer d’elle pour en trouver une autre. La Parole la décrit comme étant « délaissée et au cœur attristé. »
Il existe un type de blessure qu’il est très difficile de supporter. Il est décrit de manière assez précise en Proverbes 18:14 :
« L’esprit de l’homme le soutient dans la maladie ; Mais l’esprit abattu, qui le relèvera ? »
Cette femme souffrait visiblement d’une blessure similaire dans son esprit.
Nous pouvons endurer les meurtrissures du corps, mais un esprit meurtri est une affliction insupportable.
Deeper Than We Realize
L’Ecriture dit aussi en 1 Corinthiens 2 :
« Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît les choses de Dieu, si ce n’est l’Esprit de Dieu » (verse 11).
L’esprit d’une personne va plus profond que sa compréhension intellectuelle, ses facultés de mémoire et de raisonnement, et, cet esprit est la seule chose qui vous connaisse à fond. Votre conscience ne vous connaît pas en profondeur. Il y a des choses en vous qu’elle n’a pas encore découvertes. Il est possible de porter des blessures pendant des années sans jamais en être conscient au niveau de la pensée. Selon moi, cette théorie peut être corroborée par l’observation suivante.
Avez-vous jamais remarqué que certaines personnes semblent se décomposer et commencent à sangloter, lorsque qu’elles reçoivent le baptême dans le Saint-Esprit (même les hommes forts et sûrs d’eux) ? J’ai assisté à ce genre de scène de nombreuses fois. Lorsque cela arrive, je dis : « Maintenant le Saint-Esprit a atteint l’esprit de la personne, et il défait tous ces nœuds qui étaient restés serrés en elle pendant si longtemps. Aucun autre que le Saint-Esprit ne pourra jamais atteindre cette profondeur pour défaire un nœud. »
Un jour, j’ai prié avec un jeune homme et cela lui est arrivé. Bien qu’il ait déjà été baptisé dans le Saint-Esprit, le Seigneur venait juste de combler un besoin profond dans sa vie. Par nature, il était assez maître de lui et avait beaucoup de sang froid. Mais lorsque le Saint-Esprit a touché ce problème au cœur de sa vie, il a commencé à sangloter comme un petit enfant. Je lui ai dit : « Maintenant écoute-moi, ne tente pas d’enrayer le flot. Ne prends pas sur toi, laisse couler, parce qu’un moment comme celui-là, tu ne pourrais pas l’acheter pour un millier de dollars. C’est une chose précieuse. »
Tout cela pour illustrer le fait qu’il y a un endroit tout au fond de vous que votre conscience ne connaît pas. Parfois, elle refuse même de faire face aux événements qui ont suscité un état tout au fond de vous. Les psychologues et les psychiatres reconnaissent le fait qu’il y a certaines blessures si douloureuses que la conscience refuse de les aborder. Elle leur jette un regard aveugle. Cependant, la blessure est là, au-delà de la conscience, de la raison et même de la mémoire. Elle se trouve dans l’esprit.
Le rejet se situe très fréquemment dans cette zone de l’esprit. Et souvent, il est enfoui si profondément que les personnes ne réalisent même pas qu’elles ont un problème de rejet.
How Rejection Begins
Voyons quelques exemples de la manière dont le rejet peut apparaître, en n’oubliant pas qu’il existe plusieurs formes de rejet.
Je me souviens du cas particulier d’une femme qui vivait en Floride. Alors que je lui rendais visite un soir, j’ai fait une chose que je fais rarement. Je lui ai simplement dit à brûle-pourpoint : « Ma sœur, si je ne me trompe, vous avez en vous l’esprit de mort. » Je dis rarement ce genre de chose parce que cela peut amener des complications. Mais j’en ai pris le risque parce qu’il était évident qu’elle avait besoin d’aide. Cette femme avait toutes les raisons d’être heureuse mais ne l’était jamais. Elle avait un bon mari et de gentils enfants, mais elle ne trouvait jamais la joie. Alors je lui ai dit : « Je dirige une séance de délivrance vendredi soir, si vous venez, je prierai pour vous. »
Le soir en question, la dame est venue et, lorsque j’ai abordé la partie délivrance de la réunion, elle était assise au premier rang. Encore une fois, j’ai dérogé à mes habitudes. A un moment donné de la réunion, je suis allé vers elle et j’ai dit : « Toi, l’esprit de mort, dans le nom de Jésus, je te commande de me répondre. Quand es-tu entré dans cette femme ? »
Alors, l’esprit, et non la dame, a répondu très clairement : « Eh bien, lorsqu’elle avait deux ans. »
« Comment es-tu entré ? » ai-je continué.
Il a répondu, « Oh, elle se sentait rejetée, non désirée. Elle se sentait seule. »
En moi-même, je me suis dit : N’est-ce pas incroyable ? La présence du rejet même à l’âge de deux ans.
Cet incident m’a réellement ouvert l’esprit à toute une zone de problèmes chez les gens, car j’ai aussi découvert que le rejet peut commencer avant-même qu’un enfant naisse. Je peux vous donner les noms de personnes assez connues qui pourraient témoigner de cette vérité dans leur vie. Si une femme porte dans son sein un enfant dont elle accepte mal la venue, cet enfant naît fréquemment avec un esprit de rejet.
Vulnerable Targets
Par exemple, ce type de rejet est particulièrement dominant parmi les gens appartenant à un certain groupe d’âge aux Etats-Unis, ceux qui ont été conçus durant la Grande Dépression. Pour quelle raison ? Parce que nombre de familles avaient déjà trop de bouches à nourrir, et la pensée qu’une autre petite vie allait entrer dans leur monde leur produisait un sentiment d’amertume. « Pourquoi devrions-nous avoir un autre enfant ? »
Un problème similaire peut se développer en un enfant conçu hors mariage. Dans la plupart des cas de ce genre, la mère expérimente d’énormes problèmes et elle peut en vouloir à l’enfant qui entre dans sa vie en lui créant ces problèmes ou même le détester. Cet enfant aussi, peut naître avec un esprit de rejet.
Puis, je le répète, un enfant peut naître, ne pas recevoir d’amour et ainsi souffrir de rejet. Je crois que chaque enfant vient au monde en cherchant l’amour d’un père et d’une mère. Chaque enfant est créé de cette manière. Mais dans beaucoup de cas, particulièrement dans l’Amérique moderne, l’enfant n’est pas aimé. Ou bien, même si l’enfant est aimé, les parents peuvent ne pas savoir lui exprimer cet amour. A nombre de gens qui m’ont dit : « Je suppose que mon père m’aimait, mais il n’a jamais su me le montrer. Tout au long de sa vie, il ne m’a jamais pris sur les genoux ni rien fait qui m’aurait prouvé son amour. » Cela peut aussi être le cas pour une mère. Le résultat est que l’enfant éprouve le sentiment de ne pas être désiré.
Le rejet peut aussi arriver plus tard dans la vie. Comme pour la femme dont parle Esaïe, une épouse peut aimer son mari et avoir une idée préconçue de la vie maritale. Elle imagine combien son mari va l’aimer et combien elle sera bénie avec des enfants. Mais, d’une quelconque manière, il en va autrement. Peut-être son mari l’aime-t-il pour un temps, mais ensuite il s’intéresse à une autre femme. Ou bien, il peut être l’un de ces hommes qui ne savent pas extérioriser leur amour. Après un certain temps, le sentiment de cette femme est : « Mon mari ne veut pas de moi. Il ne s’intéresse pas à moi. Il ne me consacre pas de temps. »
Reactions to Rejection
Le rejet peut être simplement une attitude intérieure qui nous suit partout où nous allons. Cependant, mon expérience m’a appris que derrière toute émotion, réaction ou attitude négative se trouve l’esprit correspondant. Derrière la crainte, il y a un esprit de crainte. Derrière l’envie, il y l’esprit d’envie. Derrière la haine, il y a un esprit de haine.
Très souvent, le fait de céder à une certaine émotion va ouvrir la voie à l’esprit qui y correspond. Et une fois qu’il est entré, la personne ne le contrôle plus totalement. Par exemple, une fille qui déteste son père parce qu’il a été cruel, critique et sans amour peut se marier et avoir des enfants. Puis, sans raison et malgré elle, elle commence à détester l’un de ses enfants de manière vicieuse et irraisonnée, transférant ainsi la haine pour son père sur son enfant. Ça, c’est l’esprit de haine. Lorsque le père est absent, la haine se reporte sur quelqu’un d’autre.
Souvent, les parents qui un défaut particulier vont détester l’enfant qui leur ressemble le plus. Ce qu’ils haïssent en réalité c’est leur défaut en eux, mais au lieu de tourner leur haine contre eux-mêmes, ils la retournent contre l’enfant qui reproduit les traits ou les faiblesses qu’il a héritées d’eux.
Tout comme il existe un esprit de haine, il existe un esprit de rejet. Je connais cela personnellement, parce que ces dernières années, j’ai traité plusieurs centaines de personnes qui ont eu besoin de délivrance d’un esprit de rejet.
Le rejet est un problème qui en entraîne d’autres à sa suite. On peut distinguer deux lignes de réactions différentes découlant du rejet. Elles ne font office ni l’une ni l’autre de loi absolue mais représentent des situations qui surgissent suffisamment souvent pour définir un modèle bien précis.
The First Track
Sur la première ligne issue du rejet, la réaction en chaîne juste en dessous est la solitude. La solitude est une chose terrible. Notre monde moderne est rempli de personnes seules. Certaines d’entre elles s’asseyent à l’Eglise tous les dimanches et cependant ne cessent jamais de se sentir seules.
La solitude mène à l’abattement, et nous connaissons tous des gens qui semblent être toujours abattus.
Puis, l’abattement et la solitude entraînent fréquemment la pitié de soi. Vous vous sentez toujours navré pour vous-mêmes : « Personne ne me comprends. D’autres y arrivent mais moi je n’y arrive pas. Pourquoi Dieu m’a-t-il fait tel(le) que je suis ? »
L’étape suivante est souvent la dépression, une humeur morose qui s’installe en vous. Je peux décrire ce genre d’humeur en détail parce que j’en ai souffert souvent moi-même. Je sais donc de quoi je parle.
La dépression mènera ensuite vraisemblablement vers quelque chose de plus sérieux, comme le désespoir, le découragement : « ça ne va pas, je ferai mieux de laisser tomber. » Puis, le désespoir mènera presque inévitablement à un ou deux résultats qui seront définitifs : l’un est la mort, l’autre le suicide.
Il y a une différence entre la mort et le suicide. La mort est le désir de mourir. Si jamais vous avez dit : « J’aimerais être mort, » C’est une chose très dangereuse. Vous n’avez pas besoin de le dire souvent pour qu’un esprit de mort s’introduise en vous.
Le suicide est plus radical. « Tu ferais mieux d’en finir. A quoi bon vivre ? Prends la boîte de pilules, et avale-les maintenant. » Ou bien, « Allez, vas-y, saute devant un train et finis-en. »
The Second Track
Voilà, c’est l’une des chaînes de réactions découlant en droite ligne du rejet. Mais il y en a une autre de possible qui mène dans une toute autre direction. La première étape dans cette progression issue du rejet, c’est l’endurcissement. « Bon, s’ils ne m’aiment pas, qu’importe ! Qui a besoin d’eux, je peux m’en sortir sans eux. »
Puis, l’endurcissement mène à une chose que j’ai eu l’occasion d’analyser : l’indifférence. « Je m’en fiche, j’ai été assez blessé. Plus personne ne me blessera autant. Je vais mettre une barrière que personne ne pourra jamais franchir. » Extérieurement vous êtes amical. Vous parlez aux gens, vous blaguez. Mais il y a quelque chose à l’intérieur qu’ils ne pourront jamais atteindre.
A l’indifférence succède la rébellion. « Bon, ils sont contre moi, je vais donc être contre eux aussi. Je les déteste. Je hais leur religion. Je hais leur Eglise. Je hais leur Dieu. » Vous seriez surpris du nombre de gens qui m’ont confessé avoir dit à un moment donné de leur vie : « Dieu, je te déteste ! » C’est une chose terrible à dire. Des tonnes de gens que je connais ont dit : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu fais de cette façon ? Pourquoi donc m’as-tu fait venir au monde ? »
Puis, la rébellion mène très souvent à la sorcellerie, qui ne semble pas être en corrélation évidente mais qui lui est intimement associée dans la Bible. 1 Samuel 15:23 dit : « Car la désobéissance est aussi coupable que la divination. » Lorsque je parle de sorcellerie/divination, je me réfère à tout le royaume des ténèbres (comme chercher à faire des expériences spirituelles équivoques en manipulant la table de Ouijà, en voyant les diseurs de bonne aventure, en faisant des séances de spiritisme et autres tentatives similaires). Nombreux sont ceux qui ne réalisent pas que tout cela est une réelle expression de rébellion (se détourner du vrai Dieu pour se tourner vers un faux dieu). C’est une désobéissance au premier commandement : « tu n’auras point d’autres dieux devant ma face » (Exode 20:3 – traduit littéralement de l’anglais). En nous servant de l’exemple de Saul, nous constatons aussi que la sorcellerie mène à la mort spirituelle et physique. (1 Chroniques 10:13–14).
Nous voyons ainsi à partir de ces deux lignes de réactions en chaîne que les conséquences de la présence du rejet dans l’esprit d’une personne peuvent être dévastatrices.
The Roots
Je voudrais signaler que l’évangile offre des solutions radicales à ce genre de problèmes radicaux, parce qu’il est lui-même très radical. Tout le monde ne connaît pas le sens du mot radical, mais il vient du latin radix qui signifie « racine« . Par conséquent, ce qui est radical va jusqu’à la racine.
Dans ce sens, l’évangile est radical. Il va jusqu’à la racine du problème. C’est ce que dit Jean-Baptiste par sa description en Matthieu 3:10 :
« Déjà la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. »
C’est une image de la manière dont Dieu cherche à traiter nos problèmes, qui sont représentés par les arbres. Dieu dit, « Il n’est pas suffisant de couper quelques branches.
Ces trois parties de l’arbre correspondent aux trois parties du problème chez les gens. Commençons par les branches. Elles représentent ce que j’appelle « les péchés » (les choses comme le mensonge, les gros mots, l’immoralité, les addictions, les choses qui tirent les gens dans une direction et les enflamment). L’activité religieuse vise principalement à couper quelques branches. « J’ai arrêté de fumer, » ou bien « J’ai arrêté d’être immoral, » ou encore « Je ne fais jamais de mal à personne et je viens à l’église tous les dimanches. » Tout cela est bon mais ne va pas au fond des choses.
Under the Surface
Si vous cous contentez de couper les branches, en éliminant certains péchés, le problème inévitable que vous affronterez sera que d’autres banches prendront leur place, parce qu’elles sont toutes tenues et alimentées par le tronc. Dans ma compréhension de la théologie, le tronc est appelé « péché. » Non pas les péchés mais le péché. La Bible fait constamment la différence entre les péchés, les actes pécheurs et le péché, la cause de tous les péchés.
Le péché est difficile à définir. J’appelle cela « une puissance spirituelle mauvaise, corrompue qui œuvre à l’intérieur des gens et les amène à commettre des péchés ». Dans l’expiation, Jésus a été « blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; [ou nos actes pécheurs] » (Esaïe 53:5). Mais, en Esaïe 53:10, il est dit :
« Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché. »
Il s’agit là du tronc. C’est une tout autre histoire, et la Bible entretient cette distinction systématiquement.
Le péché et les péchés se situent tous deux à la surface, mais sous la surface, nous trouvons autre chose, il s’agit des racines. D’après mon expérience et mon étude de la Bible, la racine peut être décrite comme le « moi » ou bien « je, » l’égo. « Je veux, je pense, j’aime, je n’aime pas, regardez-moi. Je suis important, il s’agit de moi, vous ne m’avez pas bien traité. Le monde tourne autour de moi, pauvre de moi, personne ne m’aime. » Je pense qu’il s’agit là de la racine. Même ceux qui ont affronté leur péché n’ont pas toujours traité le problème du moi. Cependant, si la racine n’est pas traitée, le problème persiste.
Dans ma prochaine lettre, je vais continuer sur ce thème du rejet en explorant sa solution.
Code: TL-L084-100-FRA