L’espérance est essentielle

Derek Prince
Published: 2017
Last Updated: October 2026
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L’espérance chrétienne est essentielle pour garder une foi ferme et un amour actif. L’Écriture fonde cette espérance vivante sur la résurrection de Jésus et la tourne vers son retour. Elle soutient les croyants jusqu’à l’accomplissement de leur salut.
Vous connaissez peut-être cette expression : « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. » Elle contient une bonne part de vérité. Mais l’inverse est également vrai : « Tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie. » À mon avis, le désespoir est l’une des situations les plus tristes que puisse connaître un être humain, et des millions et des millions de personnes dans le monde vivent aujourd’hui sans espérance. Mais grâce à Dieu, vous et moi ne sommes pas obligés de vivre sans espérance !
Je crois que l’espérance véritable, telle qu’elle est présentée dans l’Écriture, peut donner à quelqu’un une vision entièrement nouvelle de la vie. C’est pourquoi j’ai choisi ce thème pour cette série de cinq lettres d’enseignement : L’espérance. J’ai bon espoir que ce que je vais partager dans ces messages vous aidera à comprendre ce qu’est l’espérance, combien elle est importante et, surtout, comment vous pouvez avoir cette espérance.
Des fondements éternels
Pour introduire le thème de l’espérance, considérons 1 Corinthiens 13:13, où Paul dit :
« Or maintenant ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande de ces choses, c’est l’amour. » (Darby)
Dans ce verset, Paul présente les trois grandes réalités spirituelles permanentes de la foi chrétienne. Beaucoup de choses que nous vivons peuvent être passagères. Certaines peuvent être importantes ou marquantes pendant une période donnée ou dans une situation particulière que nous traversons. Mais ces trois réalités demeurent pour toujours : la foi, l’espérance et l’amour.
La plupart des chrétiens ont entendu beaucoup de prédications sur la foi et beaucoup sur l’amour. Mais, dans de nombreux cas, ils ont relativement peu entendu parler de l’espérance. C’était mon cas il y a bien des années, lorsque j’avais désespérément besoin de l’aide de Dieu. J’avais entendu beaucoup de messages sur la foi. J’avais entendu quelques prédications sur l’amour. Mais le message dont j’avais besoin dans cette situation particulière était celui de l’espérance. Pour répondre à ce besoin, le Saint-Esprit a dû me conduire directement à l’Écriture, car je ne connaissais aucun sermon sur l’espérance. C’est dans la parole de Dieu que le Saint-Esprit a répondu à mon besoin.
En raison de mon expérience et de mon profond besoin personnel d’espérance, j’ai particulièrement à cœur que les gens comprennent l’importance de l’espérance. Comme je l’ai dit, j’ai bon espoir que ce que nous partagerons sur ce sujet cette année vous aidera à comprendre ce qu’est l’espérance, combien elle est importante et comment vous pouvez avoir cette espérance.
L’espérance est essentielle
L’espérance est nécessaire pour maintenir à la fois la foi et l’amour. À mesure que nous avancerons dans cette série, je vous montrerai de différentes manières que, sans espérance, notre foi s’épuisera et notre amour ne tiendra pas. L’espérance n’est donc pas facultative. Elle est un élément essentiel à la plénitude de la vie chrétienne.
Comme nous l’avons dit précédemment, les gens emploient souvent cette expression : « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. » Je pense qu’elle contient une bonne part de vérité. Mais l’inverse est aussi vrai : « Tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie. » Et, inversement : « Sans espoir, il n’y a pas de vie. » À mon avis, le désespoir est l’une des situations les plus tristes de l’expérience humaine. Je ne peux guère imaginer quelque chose de plus triste que d’être sans espérance — et des millions et des millions de personnes dans le monde se trouvent aujourd’hui dans cette situation. Mais, heureusement, vous et moi ne sommes pas obligés de vivre sans espérance.
Agir ensemble
Pour approfondir notre compréhension de l’espérance, considérons 1 Thessaloniciens 1:2-4. Dans ce passage, Paul présente les chrétiens de Thessalonique, le peuple de Dieu, qui bénéficient pleinement de leur héritage. Ils ont la foi, l’espérance et l’amour. Remarquez qu’il mentionne ces trois vertus quand il remercie Dieu pour eux. Voici ce qu’il dit :
« Nous disons constamment à Dieu toute notre reconnaissance pour vous tous en faisant mention de vous dans nos prières. [Pourquoi remercie-t-il Dieu ?] Nous nous rappelons sans cesse l’œuvre de votre foi, le travail de votre amour et la fermeté de votre espérance en notre Seigneur Jésus-Christ, devant Dieu notre Père. Nous savons, frères et sœurs aimés de Dieu, qu’il vous a choisis… » (1 Thessaloniciens 1:2-4, Segond 21 ; question entre crochets de Derek Prince)
Il est clair que l’état spirituel de ces chrétiens de Thessalonique avait convaincu Paul qu’ils avaient réellement été choisis par Dieu. Ce qu’il voyait en eux, c’étaient ces trois réalités permanentes : la foi, l’amour et l’espérance. En faisant leur éloge, il emploie un mot particulier pour décrire ce qui caractérise chacune de ces réalités. Il parle de l’œuvre de leur foi, du travail de leur amour et de la fermeté de leur espérance. Dans les sections qui suivent, nous allons prendre un moment pour examiner chacune de ces expressions et y réfléchir.
Tout d’abord, la foi doit s’exprimer par des œuvres ou des actions. Une foi qui n’agit pas est une foi morte. Voici ce que Paul dit à ce sujet dans Galates 5:6 :
« En effet, en Jésus-Christ, ce qui a de l’importance, ce n’est ni la circoncision ni l’incirconcision, mais seulement la foi qui agit à travers l’amour. » (Segond 21)
Remarquez qu’il s’agit de la foi qui agit à travers l’amour. Le livre de Jacques exprime la même vérité d’une autre manière. Dans Jacques 2:26, nous lisons :
« En effet, de même que le corps sans esprit est mort, de même la foi sans [les] œuvres est morte. » (Segond 21)
Nous voyons que l’expression caractéristique de la foi réside dans les œuvres. C’est agir, faire quelque chose qui résulte de notre foi et qui l’exprime. Une foi sans œuvres est une foi morte.
Dans le passage cité au début de cette section, Paul parle aux Thessaloniciens du « travail de votre amour ». Le mot « travail » désigne ici un travail qui demande beaucoup d’efforts. N’est-ce pas bien ce qui caractérise le véritable amour ? Le véritable amour ne se contente pas de rester là à compatir. Il se met à l’œuvre, retrousse ses manches et fait quelque chose de concret. L’amour demande des efforts, parfois au prix de la fatigue et de nuits sans sommeil. L’amour travaille. Ce n’est pas seulement une émotion passive. L’amour est une force active qui pousse les gens à travailler pour les autres en faisant des sacrifices.
Puis, dans le passage cité précédemment, nous arrivons à l’expression concernant l’espérance. Paul dit aux chrétiens de Thessalonique : « la fermeté de votre espérance ». Nous voyons que l’espérance produit la fermeté, l’endurance et la persévérance. Sans ces qualités de fermeté, d’endurance et de persévérance que produit l’espérance, nous pouvons facilement perdre les bienfaits des deux premières vertus : la foi et l’amour.
La source de l’espérance
Comment l’espérance vient-elle donc ? Comment pouvons-nous recevoir cette espérance si réelle et si nécessaire ? La réponse est que l’espérance résulte directement de la nouvelle naissance. Elle est la conséquence directe du fait d’être né de nouveau par le Saint-Esprit, au moyen de la foi en Jésus-Christ. Il ne s’agit pas simplement d’une foi générale en Jésus-Christ, mais d’une foi précise en sa mort, sa mise au tombeau et sa résurrection. Cette vérité est confirmée par ce que Pierre dit en 1 Pierre 1:3 :
« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts. »
Remarquez cette expression très importante : « régénérés pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts ». Elle nous dit que, lorsque nous croyons en la mort de Jésus-Christ pour nous, puis en sa résurrection d’entre les morts par la puissance de Dieu, nous naissons de nouveau : nous connaissons une nouvelle naissance. Nous naissons à une espérance vivante. Il ne s’agit pas simplement d’une théologie morte, mais d’une espérance vivante et vibrante.
L’espérance nous vient donc par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts. Nous devons bien comprendre que toute espérance repose en définitive sur ce fondement historique. Le fondement de la véritable espérance est la résurrection de Jésus. Sans la résurrection de Jésus, la vie serait sans espérance. C’est la résurrection de Jésus qui nous introduit dans une espérance vivante.
L’espérance demeure
Il est important que nous comprenions que cette espérance doit demeurer jusqu’à l’accomplissement final de notre salut. Plus tôt, nous avons examiné une citation de la première lettre de Pierre. Cette même lettre présente une autre vérité essentielle, un peu plus loin dans le même premier chapitre, au verset 13 :
« C’est pourquoi, tenez votre intelligence en éveil, soyez sobres et mettez toute votre espérance dans la grâce qui vous sera apportée lorsque Jésus-Christ apparaîtra. » (1 Pierre 1:13, Segond 21)
Ce que Pierre dit ici, c’est que le processus du salut n’est pas encore achevé. Il sera finalement mené à son accomplissement lors de la révélation de Jésus-Christ. En attendant, vous et moi devons placer entièrement notre espérance dans cet événement futur. Autrement dit, toute l’espérance chrétienne est tournée, en définitive, vers la venue du Seigneur Jésus-Christ et sa révélation, lorsqu’il reviendra. Tout au long de notre vie, nous devons obéir à cette instruction de Pierre. Nous devons fixer entièrement notre espérance sur la grâce et la bénédiction que nous apportera le retour de Jésus dans sa gloire.
Jusqu’à la fin
Dans le même esprit, l’auteur de l’épître aux Hébreux présente un autre aspect très important de l’espérance dans Hébreux 3:6 :
« Le Christ a été fidèle comme fils, à la tête de sa propre maison, et sa maison c’est nous, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin la profession ouverte de notre foi, et l’espérance qui fait notre gloire. » (Crampon 1923)
Une fois encore, remarquez que cette espérance doit être maintenue jusqu’à la fin. Vous et moi ne pouvons abandonner l’espérance avant qu’elle ne soit accomplie par l’événement attendu. C’est pourquoi l’auteur de l’épître aux Hébreux ajoute cette exhortation. Pour faire partie du peuple de Dieu, nous devons retenir fermement notre confiance et l’espérance dont nous nous glorifions jusqu’à la fin.
L’espérance que nous devons conserver n’est pas seulement une attente intérieure et passive. C’est quelque chose de très fort et de très assuré. Cette espérance se glorifie — non pas en elle-même, bien sûr — mais dans le Seigneur.
Cette instruction — nous glorifier dans le Seigneur et continuer d’exprimer notre espérance par nos paroles — fait partie de ce que Dieu a prévu pour nous. Elle va de pair avec l’espérance, qui, à son tour, va de pair avec la foi et l’amour. Nous devons continuer à proclamer notre espérance avec assurance — à affirmer sans cesse que nous attendons la venue du Seigneur Jésus — jusqu’à la fin de notre vie ou jusqu’à la venue de Jésus-Christ.
L’espérance est accessible
Permettez-moi de terminer cette première partie de notre enseignement sur l’espérance en vous posant une question. Avez-vous de l’espérance ? Pouvez-vous dire honnêtement que vous possédez l’espérance vivante que nous avons découverte dans cette étude biblique ? Ou vous décririez-vous comme étant dans une situation semblable à celle où je me trouvais avant que le Saint-Esprit n’ouvre mes yeux ?
Si votre réponse à cette question est incertaine, agissons ensemble dès maintenant. Je vous invite à vous joindre à moi dans une prière, en demandant au Seigneur de faire naître l’espérance dans notre cœur. Voulez-vous vous joindre à moi ?
Prayer Response
Seigneur, je ne suis pas sûr d’avoir toute l’espérance vivante dont j’ai besoin en ce moment. Je sais, d’après ce que nous avons vu jusqu’ici dans ta parole, qu’elle peut être une force puissante dans ma vie. C’est ce que je désire, Seigneur. Je t’en prie, commence aujourd’hui à faire naître une véritable espérance dans mon cœur. Merci, Seigneur. Amen.

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